« Maman rentre du travail tard dans la nuit. On pourrait croire qu’elle parle toute seule. Mais non, c’est juste qu’il y a des fantômes qui la suivent… Les fantômes de maman, je les vois très bien, mais eux c’est comme s’ils ne me voyaient pas. C’est dommage ! Parfois, j’essaie d’écouter ce qu’ils lui disent, mais c’est comme de l’italien ou du chinois, je n’y comprends jamais rien. Peut-être qu’un jour je saurai parler toutes les langues du monde, alors je pourrai traduire le fantôme pour les gens qui ne comprennent jamais rien. »
Sovann va à l’école, aime le Top 50 et passe ses journées à bavarder de choses plus ou moins importantes. C’est une petite fille comme il y en a beaucoup dans la France des années 80.
Pourtant, Sovann est une enfant réfugiée d’un pays en guerre. Un pays et une guerre dont elle ne se rappelle pas : elle était trop petite. Et puis… Sovann voit les fantômes. Et même s’ils ne s’intéressent pas à elle, ils rôdent autour des personnes qu’elle aime.
Dans un va-et-vient entre ombres et marionnettes manipulées à vue, le spectacle Sovann, la petite fille et les fantômes navigue entre réel et surnaturel, entre ce qui est montré et ce qu’on croit apercevoir. Car il y a des choses que Sovann voudrait se cacher mais qui refusent de se taire. Face à la nécessité de combiner sa culture d’origine à celle de son pays d’adoption, Sovann va se constituer une cosmogonie faite de héros du quotidien, d’idoles immortelles et d’un fantôme très personnel. Une histoire de fantômes… avec des fantômes qui aident à vivre et à se rappeler.
Sovann est le second volet d’une trilogie de l’imaginaire, qui interroge la notion du réel et de ses frontières, et s’inscrit dans la relation singulière de la Compagnie l’Aurore avec le Cambodge.
Avec Irene Dafonte Riviero, Jean-Christophe Robert et François Dubois
François Dubois / texte, dramaturgie, marionnettes
Jean-Christophe Robert / scénographie, décor, lumière
Tian / scénographie, écriture visuelle
Frédéric Vern / mise en scène, dramaturgie, scénographie, lumières
Simon Filippi, Luc Girardeau, Benjamin Vern et Kalima Yafis Köh / création musicale
Jean-Philippe Louis / enregistrement de la musique originale
Anouk Roussely / édition et mixage de la bande originale
Aurélie Ianutolo / médiation et collaboration artistique
Isabelle Vialard / production et tournée
Benjamin Lavigne / administration générale
Une production de la Compagnie l’Aurore.
Coproduction : IDDAC – Institut Départemental de Développement Artistique et Culturel, Centre Culturel l’Imagiscène à Terrasson (24), Le Polyèdre à Bazas (33).
Avec le soutien de la DRAC Nouvelle-Aquitaine (aide au projet), le Théâtre du Cloître – Scène conventionnée de Bellac (87) (Résidence rémunérée par l’OARA – Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine), de l’Adami et de la Spedidam.
Et de l’Institut Français de Casablanca (Maroc), la Grange à Lamothe-Landerron (33), L’Accordeur à Saint Denis de Pile (33), la M270 à Floirac (33), la Communauté d’Agglomération Bergeracoise (24), le Cinéma Eden (OMCL) à Monségur (33).
Une production accompagnée par Les 3A – Bureau d’Accompagnement Culture.
Spectacle tout public à partir de 6 ans
Représentations scolaires : cycle 2 et cycle 3 (privilégier le mélange des âges, éviter un public constitué exclusivement d’élèves de cycle 2)
Durée : 55 min
Jauge : 150 à 200 spectateurs selon la visibilité
- Salle noire / Boîte noire / Sol noir et plat
- Plateau : 9m / 8m / 4m (minimum : 8 / 7 / 3,5)
- Son : système de diffusion en façade + 1 retour plateau (configuration autonome possible)
- Lumières : configuration autonome, prévoir câbles DMX et « prolons »
- Montage, raccords : 1 service en présence d’un technicien (son de préférence) du lieu
- Démontage : 2h
Public frontal / gradinage souhaitable

















