Piheup, le garçon seul dans la ville

Ombres, marionnettes, théâtre, musique
Tout public à partir de 6 ans
C'est l'histoire d'un petit garçon qui se retrouve seul dans une ville qui a été vidée de ses habitants. Grâce au trésor que lui a laissé sa grand-mère, il parviendra à redonner vie à la ville vide. Il comprendra que l'imaginaire est l'arme la plus puissante contre la violence du monde.

Bande-annonce du spectacle

 

L'histoire

 

L'homme qui est devant nous aime raconter des histoires. Il s'appelle Santepiheup. Dans sa langue, ce prénom signifie « la paix ». Pour faire court, tout le monde l'appelle Piheup.

Il avait 7 ans quand la ville a été vidée de ses habitants. Sa grand-mère et lui se sont cachés dans un cinéma. Avant de disparaître, la grand-mère à donné à son petit fils un trésor : un disque de rock'n'roll – comme un vestige du monde disparu.

Et Piheup s'est retrouvé seul dans la ville sans âme. Pendant 3 ans, 8 mois et 20 jours, il a vu la nature dévorer lentement la ville vide.

Alors, il a rendu la lumière à l'écran du cinéma. Il s'est inventé des compagnons imaginaires. Il a dansé sous la pluie des moussons. Il a joué les épopées les plus folles dans les rues désertes.

Il a raconté ses histoires à la ville sans âme.

Et c'est de ces histoires qu'il a vécu jusqu'au retour des hommes.

 

C'est ton poulet. Il est à toi Piheup. Tu l'as bien mérité. Personne ne l'a mieux mérité que toi. Tu te rappelles Piheup ? Tu aimes la nourriture et l'école. La tête et le ventre. Tu vas t'en sortir, Piheup. Le monstre ne reviendra pas, la ville sera libérée, la vie reprendra son cours. Tu apprendras un métier, un métier qui te rendra non pas plus riche, mais plus grand. Un métier très important. Tu vivras dans un phare, Piheup, tu en seras le gardien et ce phare sera visible de tous les horizons, de toutes les îles du monde.

 

L'équipe

 

Piheup, le garçon seul dans la ville

CREATION :

Texte / Kompheak Phoeung et François Dubois

Mise en scène et scénographie / Frédéric Vern

Illustrations, décors et silhouettes / Tian

Scénographie, lumières, décors, mouvements, petite machinerie et trucages / Yoann de Montgrand et Jean- Christophe Robert

Création musicale / Yorn Tom et Luc Girardeau

Création des marionnettes en 3 dimensions / François Dubois

Sculpture des cuirs / Heng Ann

Collaboration artistique / Fanny Gautreau, Claire Rosolin, Kalima Yafis Köh

 

SUR SCÈNE :

Manipulation et interprétation / François Dubois, Aurore Leriche et Jean-Christophe Robert

Interprétation musicale / Luc Girardeau

 

 

Infos pratiques

 

Ombres, marionnettes, théâtre.

Spectacle tout public à partir de 6 ans.

Équipe de tournée : 5 personnes.

Durée prévisionnelle du spectacle : 50-55 min.

Jauge maximale envisagée : 200 personnes.

 

TECHNIQUE :

Salle noire. Boîte noire. Sol noir. Pendrillonage à l'allemande.

Plateau : 8,5m (ouv.) / 7m (prof.) / 3,5m (hauteur sous grill). Minimum : 7m/6m/3,15m

Son : autonome

Lumières : une dizaine de projecteurs + gradateurs => cf fiche technique (page "espace pro")

Montage : 1 service / Démontage : à l'issue de la dernière représentation.

Battement de 2h minimum entre 2 représentations. 2 représentations maximum par jour (même lieu).

 

PUBLIC :

Confguration frontale. Pour une meilleure visibilité, un gradinage est souhaitable.

 

 

Intentions (par Frédéric Vern, metteur en scène)

 

Presque tout, dans ce projet, trouve son origine dans la relation qui me lie au Cambodge et à sa capitale, Phnom Penh.

Il y a d'abord la foule des sensations recueillies au fil de mes voyages.

Le sourire et la curiosité des Khmers, le chant de la langue sur les marchés, la rapidité des métamorphoses de Phnom Penh, l'atmosphère tour à tour grouillante et sereine de la ville, la chaleur accablante et la puissance des pluies de mousson, le parfum des épices et l'odeur entêtante de la pâte de poisson, la majesté du Mékong et le rougeoiement des soleils couchants, la circulation foutraque et les rues infranchissables, la beauté des corps – vifs et sombres, la somme des bruits de la ville, la saveur veloutée des mangoustans, le vent de la nuit dans mes cheveux, à l'arrière d'un moto-dop, et les rues défilant à toute allure.

Il y a aussi l'Histoire, qui est comme une plaie qui ne cicatrise pas. Elle semble apparaître à l'ombre de chaque sourire, comme dans celui des bouddhas des temples d'Angkor. Cette histoire terrifiante, qui à la fois me fascine et me sidère.

Les années de guerre civile, les bombardements américains, et l'utopie khmère rouge qui devient génocide. L'élimination des élites, la négation de toute culture, la réduction en esclavage de tout un peuple. Et la ville de Phnom Penh vidée, en un seul jour, de ses deux millions d'habitants. Et, 40 ans plus tard, dans une paix si fragile, l'espoir et l'appétit de liberté des jeunes Cambodgiens, leurs rires et leur insouciance.

Il y a la culture khmère.

En premier lieu, celle d'avant les Khmers Rouges : les traditions de la danse, de la musique et du théâtre (que mes amis de la Compagnie Kok Thlok tentent de restituer à leur peuple), la puissance et la beauté sacrée du théâtre d'ombre. Mais aussi la discographie foisonnante de la scène rock avant la terreur, et l'étonnant cinéma de la même époque, dont il ne reste que quelques traces.

Il y a enfin tous ces artistes d'aujourd'hui, comme des témoins d'un traumatisme qui donne une force considérable à leur œuvre : je pense aux films de Rithy Panh et de Davy Chou, aux photos de Mak Remissa, aux bandes-dessinées de Tian ou Séra, aux toiles de Van Nath …

Et puis il y a moi. Et toutes ces choses que je ne m'explique pas.

Cet attachement si profond à un pays auquel rien ne me liait. Ces images de végétation envahissant les constructions humaines – images qui m'habitent depuis toujours. Ce questionnement, intime et universel, sur les notions de transmission, de legs, d'héritage – sur les traces du passé. Mon rapport à l'enfance, aussi : la mienne – que j'essaye de ne pas laisser s'effacer, celle de ceux auxquels je raconte des histoires, celle de la fille ou du fils que j'aurai peut-être un jour. Et enfin cette intime conviction que l'imaginaire (et notamment celui - si libre – des enfants) est la plus puissante des armes face à la violence du Monde.

 

 

Partenaires

 

Une production de la Compagnie l’Aurore.

Coproduction : OARA – Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine, Théâtre du Cloître, Scène conventionnée de Bellac (87), IDDAC – Institut Départemental de Développement Artistique et Culturel.

Avec le soutien de la DRAC Nouvelle-Aquitaine de l'Adami et de la Spedidam.

L’Adami gère et fait progresser les droits des artistes-interprètes en France et dans le monde. Elle les soutient également financièrement pour leurs projets de création et de diffusion.

Accueil en résidence : Espace culturel La Forge – Portets (33), Médiathèque de Bazas (33), La Menuiserie à Uzeste (33), La Communauté d’Agglomération Bergeracoise , Bergerac (24) – Le Théâtre du Cloître, Scène conventionnée de Bellac (87).

 

La Compagnie l'Aurore est subventionnée par la CDC du Réolais en Sud Gironde, le Département de la Gironde, la Région Nouvelle-Aquitaine. La Compagnie l'Aurore est adhérente des 3A – Bureau d'Accompagnement Culture, de l'AGEC – Aquitaine Groupement d'Employeurs Culture, de THEMAA – Association nationale des Théâtre de Marionnettes et Arts associés, et de la Fédération Nationale des Arts de la Rue.

 

Vidéo

Réalisée en novembre 2017, à l'occasion de la résidence à l'Auditorium de Begerac (24), cette vidéo présente le travail en cours.

 

(c) Tian
(c) Tian
(c) Tian
(c) Tian
Consultez les documents liés à ce
spectacle dans l'espace PRO

Prochaines représentations

mercredi 07 mars 2018, 13h30 et 15h30
Piheup, le garçon seul dans la ville
Union Saint Bruno Bordeaux (33)
vendredi 09 mars 2018, 9h15
Piheup, le garçon seul dans la ville
Festival Les Giboulées Melle (79)
mardi 13 mars 2018, 10h et 14h
Piheup, le garçon seul dans la ville
La Chapelle Oloron Sainte Marie (64)
mercredi 14 mars 2018, 10h
Piheup, le garçon seul dans la ville
La Chapelle Oloron Sainte Marie (64)
jeudi 15 mars 2018, 10h et 14h
Piheup, le garçon seul dans la ville
La Chapelle Oloron Sainte Marie (64)
mercredi 21 mars 2018, 10h et 14h30
Piheup, le garçon seul dans la ville
La Forge Portets (33)
vendredi 23 mars 2018, 10h et 20h30
Piheup, le garçon seul dans la ville
La Forge Portets (33)
vendredi 30 mars 2018, 10h15 et 18h30
Piheup, le garçon seul dans la ville
Salle Municipale Vélines (24)
mardi 03 avril 2018, 10h et 14h30
Piheup, le garçon seul dans la ville
(programmation de La Boîte à Jouer) Le Cerisier - Bordeaux (33)
mercredi 04 avril 2018, 15h et 20h
Piheup, le garçon seul dans la ville
(programmation de La Boîte à Jouer) Le Cerisier - Bordeaux (33)
jeudi 05 avril 2018, 10h, 14h30 et 20h
Piheup, le garçon seul dans la ville
(programmation de La Boîte à Jouer) Le Cerisier - Bordeaux (33)
vendredi 06 avril 2018, 14h30 et 20h
Piheup, le garçon seul dans la ville
(programmation de La Boîte à Jouer) Le Cerisier - Bordeaux (33)
samedi 07 avril 2018, 15h et 20h
Piheup, le garçon seul dans la ville
(programmation de La Boîte à Jouer) Le Cerisier - Bordeaux (33)
vendredi 27 avril 2018, 14h et 19h30
Piheup, le garçon seul dans la ville
Le Dôme Talence (33)

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