Sovann, la petite fille et les fantômes

Théâtre, marionnettes, ombres
Tout public à partir de 6 ans
Dans "Sovann, la petite fille et les fantômes", il y a ... une petite fille qui a fui la guerre, 
une nouvelle vie en France,
 une famille recomposée,
 l'exil et un désir d'intégration, 
des dîners (pâtes bolo ou nouilles chinoises), un amour démesuré pour « Michel » Balavoine, le Top 50, le Paris-Dakar, et le journal télé, un soir de janvier 1986 ... et des fantômes,
 ceux à qui on parle,
 ceux qui nous protègent,
 ceux dont on a peur,
 et ceux qu'on ne saurait plus voir …

Sovann / projet d'affiche / 2018 / Tian

Petite note sur la création

 

L'histoire de Sovann, la petite fille et les fantômes est celle d'une petite fille, joyeuse et bavarde, qui vient d'ailleurs et qui vit dans la France des années 80. Elle adore le Top 50 et se passionne pour la culture populaire de son pays d'adoption - peut-être par peur d'avoir l'air différente. Car Sovann ne le dit pas, mais elle voit des fantômes, ceux qui rôdent autour de chacun d'entre nous. Le jour où son chanteur préféré va mourir dans un accident tragique, ce sont ses fantômes à elle qui vont venir lui rendre visite : une guerre lointaine, un pays oublié, un père disparu ... Ce sera un moment décisif dans la vie de cette petite fille.

 

Sovann, la petite fille et les fantômes est le 2d volet d'un triptyque interrogeant la notion du réel et ses frontières, et qui s'inscrit dans la relation singulière de la Cie l'Aurore avec le Cambodge. Après Piheup, le garçon seul dans la ville (sur la thématique de l'imaginaire) et avant Malis, la petite voix dans la tête (sur la thématique du virtuel), Sovann s'intéresse à notre rapport au surnaturel.

Cette trilogie, c'est d'abord trois prénoms cambodgiens qui nous renvoient à notre propre relation au Cambodge, à notre amitié pour les membres de la compagnie Kok Thlok avec lesquels nous avons travaillé plusieurs fois depuis 2011, mais aussi à l'histoire du Cambodge et à ses traditions.

C'est dans ce territoire originel de la rencontre de l'autre et de l'ailleurs que nous voulions plonger, pour tenter de révéler une humanité essentielle, celle qui allume une lumière pour ne pas avoir peur dans le noir, celle qui surmonte ses angoisses en s'accrochant à cette petite flamme qui danse, notre théâtre.

 

Si chacun de ces spectacles développe une esthétique propre, ils ont en commun de confronter le réel et le non-réel. L'univers du réel mêle des personnages interprétés par des acteurs à d'autres incarnés par des marionnettes : la relation du manipulateur à la marionnette est au centre du dispositif (qui est réel et qui ne l'est pas ? qui manipule qui ?). L''univers du "non-réel" fait appel aux techniques du théâtre d'ombre, au sens large : projections, silhouettes, mouvements de l'objet manipulé, de la lumière, de l'écran, travail textures et matières projetées ... L'univers musical mélange compositions originales et "tubes" liés aux époques et lieux où s'inscrivent chaque histoire.

 

L'équipe

 

Frédéric Vern / mise en scène, dramaturgie, scénographie, lumières

François Dubois / texte, dramaturgie, marionnettes

Jean-Christophe Robert / scénographie, décor, lumières

Tian / dramaturgie, scénographie, écriture visuelle

Simon Filippi, Luc Girardeau, Benjamin Vern, Kalima Yafis Köh / création musicale

Bertrand Amable / enregistrement et mixage

 

En tournée :

Nathalie Baunaure, François Dubois et Jean-Christophe Robert / manipulation et interprétation

Frédéric Vern / régie son et lumière, manipulation

 

Et aussi :

Aurélie Ianutolo / médiation et collaboration artistique

Isabelle Vialard / production et tournées

 

 

Infos pratiques

 

Genre : marionnettes, ombres, théâtre

Public : tout public à partir de 6 ans

Durée estimée : 50-55 minutes

Jauge : 150 à 250 en fonction de la configuration du lieu.

Équipe de tournée : 4 à 5 personnes

 

Salle noire, boîte noire, sol noir, pendrillonage à l'allemande

Plateau : 6 m / 6 m / 3m minimum

Autonomie technique, son et lumière (à confirmer)

Montage : 1 service, démontage après la dernière représentation (1h30 environ)

2 représentations max. / jour (même lieu) – 1h30 min. entre 2 représentations

Public : configuration frontale, gradinage souhaitable

 

 

Le calendrier de la création

 

Juillet 2018 / labo de recherche et re-création des marionnettes (5 j.)

Octobre 2018 / storyboarding des séquences de fantômes (3 j.)

Janvier 2019 / construction du décor (7 j.)

Mars 2019 / répétitions de séquences de fantômes (6j.)

Avril 2019 / répétitions + médiation (8 j.)

Mai 2019 / recherche musicale (5 j.)

Octobre 2019 / répétitions + médiation (5 j.)

Novembre 2019 / finalisation de la création musicale et montage bande son (7 j.)

Novembre 2019 / répétitions (5 j.) + médiation

Décembre 2019 / résidence de finalisation (5 j.) + médiation

Janvier 2020 / résidence de finalisation (5 j.)

Janvier – juin 2020 / première phase de tournée + médiation

 

 

Les intentions

 

Le regard d'une petite fille

 

Sovann est une petite fille qui vient d'ailleurs et qui vit dans la France des années 80. Elle se passionne pour la culture populaire de son pays d'adoption : télévision, radio et Top 50 font son bonheur. Par réel intérêt et par souci de s'intégrer. Par peur également d'avoir l'air différente. Car Sovann ne le dit pas, mais elle voit des fantômes, de ceux qui rôdent autour de chacun d'entre nous.

Prise entre sa culture d'adoption, rationnelle et matérialiste, et les résurgences fantômatiques de sa culture d'origine, Sovann semble facilement allier les deux, dans un syncrétisme original et sans doute propre à l'enfance.

L'idole de Sovann, c'est un chanteur populaire. Un chanteur engagé contre la misère, contre la guerre, un chanteur « aussi beau » que l'était son père. Un père dont elle ne se souvient plus du visage, disparu dans une guerre qu'elle a fui si jeune qu'elle n'en garde aucun souvenir.

Mais le jour où son chanteur préféré va mourir dans un accident tragique, les fantômes de Sovann vont revenir lui rendre visite. Ce sera un moment décisif dans la vie de cette petite fille.

L'exil et le refuge

 

Au début des années 1980, entre terreur khmère rouge et interminable guerre civile, nombreux sont les Cambodgiens qui ont fui leur pays. Certains sont allés en Australie, d'autres au Canada ou aux Etats-Unis … Sovann et Piheup, eux, ont trouvé refuge dans une petite ville du Sud-Ouest de la France.

À la fin de notre dernier spectacle, nous avions laissé notre personnage, Piheup, devant le cinéma d'une ville exsangue, littéralement vidée par la guerre. Il s’apprêtait à suivre une petite fille qui l'avait découvert – qui l'avait en quelque sorte ramené à la vie. Cette petite fille s'appelle Sovann.

Du regard de Piheup, nous avons voulu passer à celui de Sovann, et répondre à cette question restée en suspens : vers où allaient-ils ?

Une histoire de fantômes

 

Ici, en France, on a peur des fantômes. Ils viennent hanter nos rêves. Ils nous fascinent parfois, mais on les évite, on les fuit, on se cache sous l'oreiller. On ne les voit jamais, mais on ferme quand même les yeux – au cas où.

Là-bas, au Cambodge, ils font partie de la vie, du quotidien. Nombreux sont ceux qui les voient. On communique avec eux. S'ils suscitent parfois la peur, ils peuvent avoir une présence qui rassure, qui protège.

La Compagnie l'Aurore connaît bien le Cambodge, pour y avoir mené plusieurs projets de création. Depuis la découverte de ce pays, nous sommes interpellés par nos différences culturelles – et l'espace des possibles qu'elles ouvrent. Nous avons aujourd'hui envie de les questionner à travers le sujet des fantômes.

C'est un terrain de jeu idéal, tant il est révélateur de nos différences. C'est aussi un sujet éminemment théâtral, parce qu'il questionne la limite entre le visible et l'invisible, le réel et l'imaginaire, parce qu'il est générateur d'émotions fortes et contradictoires. C'est enfin un sujet qui résonne avec la pratique de la marionnette : le marionnettiste n'est-il pas le fantôme de sa marionnette et/ou vice-versa ?

L'enfance est la période où on apprend à définir la frontière entre le réel et l'imaginaire. Pour la plupart d'entre nous, c'est dans l'enfance que nos relations au « surnaturel » sont les plus fortes, les plus riches, les plus complexes. C'est pourquoi nous voulons parler des fantômes à travers le regard d'une petite fille : un petite fille qui viendrait du Cambodge mais qui vivrait en France.

Des souvenirs

 

Pour nous, les artistes de la Compagnie l'Aurore, cette France des années 1980 est celle de notre enfance. C'est à partir de nos souvenirs que nous allons dessiner la toile de fond de notre histoire.

En ce qui me concerne, cette période évoque le journal télé d'Antenne 2 et le Top 50, la table en formica de la cuisine, le tourne-disque remplacé par le radio-cassette jaune fluo, la chasse aux serpents, la R5 rouge transformée en aquarium par la fumée des cigarettes de mes parents car il fait trop froid pour ouvrir les fenêtres, mes trajets à pied de la maison à l'école vécus comme autant d'épopées solitaires, les billes et les pétards, les expéditions dans la campagne environnante avec les copains, « la corne » qui retentit nous intimant le retour au bercail, et nos imaginaires d'enfants libres et heureux.

Et puis, moi aussi, dans les années 80, je croyais aux fantômes.

 

 

Les partenaires

 

Nous construisons des partenariats autour de Sovann depuis juin 2018 et le travail de production se poursuit actuellement.

À ce jour, le projet est accompagné par le Théâtre du Cloître, Scène Conventionnée de Bellac (87) (résidence, préachats), soutenu par Quai 9 à Lanester (56) (coproduction, préachats), l'Institut Français du Maroc (accueil en résidence), la Ville de Bazas (33) (coproduction, préachat, résidence, médiation), la Ligue de l'Enseignement de la Dordogne (préachats), La Boîte à Jouer (33) (diffusion), le Groupe Scolaire Louis Massignon à Casablanca, Maroc (médiation), la Maison de la Culture de Kep, Cambodge (médiation).

Les partenaires suivants ont manifesté leur intérêt, avec des modalités de partenariats appelées à se préciser : M270 à Floirac (coproduction, résidence, préachat, médiation), Centre Simone Signoret à Canéjan et Ville de Cestas, CDC du Réolais en Sud Gironde, CDC du Fumélois, La Forge à Portets, Espace Culturel de Montpon, Ville de Talence, Espace Culturel du Bois Fleuri (Lormont), l'association Mosaïque (Véline).

Plusieurs rendez-vous sont d'ores et déjà fixés pour les prochaines semaines : Villes de Pessac et de Marmande, CRAC (24), Carré-Colonnes, Centre Culturel des Carmes à Langon, Centre Culturel Michel Manet à Bergerac, La Caravelle à Marcheprime, Graines de Rue à Bessines-sur-Gartempes, Union Saint-Bruno, CDC de Montesquieu, Marionnettissimo.

 

 

 

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