Parenthèses

Par Aurélie

Publié le 25 novembre 2015

Hier je disais à notre scénographe Fanny que j'avais l'impression d'effeuiller un calendrier de l'Avant en attendant la première de notre spectacle. 

Sans s'en apercevoir, les jours, les semaines défilent, la grande et la petite Histoire s'écrivent comme les destinées d'Un Oeil et d'Une Oreille.

La semaine dernière a été le point final d'ateliers artistiques que nous avons menés avec les élèves de CM2 du lycée René Descartes de Phnom Penh. Munies de lampes torches et de quelques mètres de papier, les ombres des corps et les voix se sont mêlées. Etrangement, et sans accord préalable, la terre, l'eau et l'air qui vivaient sur scène ont invité les témoins à vivre l'espace du silence. Un recueillement collectif qui a permis, je l'espère, aux apprentis acteurs de fixer dans leur mémoire notre rencontre. Et de leur offrir les cadeaux des élèves du lycée d'Alicante que nous avions rencontrés précédemment.

A la maison où l'on répète, nous sommes entourés de travaux et l'équipe nombreuse que nous sommes laisse peu de place au silence. 

 

J'aime les échauffements de danse classique où chacun, muet, s'efforce de respecter les mouvements rituels d'une tradition millénaire.

J'aime ce moment de filage où, à la nuit tombée, les activités se calment, les artistes se concentrent, les commentaires se taisent et laissent place au silence, à l'imagination et à l'introspection. 

Le spectacle commence... Et la beauté fragile de ces êtres de papier rayonne et chatouille l'espoir de mes entrailles.

Ce week-end, nous sommes partis prendre quelques jours de repos à la campagne tous ensemble. 

Vendredi, j'ai niché sur une terrasse suspendue sur la rivière de Kampot. A l'abri sous la moustiquaire, je me suis endormie avec le tapage des lucioles qui volaient autour de moi et je me suis réveillée avec le ronron des bateaux qui revenaient de la pêche. 

Samedi direction l'île du Lapin: les siestes intempestives et contagieuses bercées par le ressac de l'eau ont été encadrées par le vacarme du bateau qui assurait le voyage et les éclats de joie de notre baignade nocturne dans le plancton phosphorescent.

Finalement nos journées n'ont pas été forcément plus calme qu'à la ville sauf au moment des repas où nous nous taisions en dégustant religieusement crabes, poissons, crevettes au poivre vert, fierté nationale qui pousse dans la région de Kampot où nous séjournons.

 

Nous revenons évidement des souvenirs pleins les poches et les mains pleines d'énergie.

Et heureusement car le travail redouble d'intensité.

Nous répétons matin et soir d'arrache-pied car nous avons notre "avant première" samedi. Et surtout nous mettons tout en oeuvre pour faire un spectacle qui soit digne de nos inspirations : le soleil et la lune...


PS : Le poivre pousse abondamment dans le sud du Cambodge. On peut le déguster sec comme chez nous, ou bien tout frais, tout vert. Ses douces saveurs explosent quand nous mordons dans ses grappes.

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